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Contributions

La guerre au Yémen entame en ce mois de mars sa sixième année de conflit depuis que la coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite, conjointement aux Émirats Arabes Unis et bénéficiant du support logistique américain, a lancé sa campagne militaire contre les Houthis supportés par les Iraniens. Les saoudiens ont justifié cette intervention au Yémen par le soutien du gouvernement légitime du président Abdrabbo Mansour Hadi, renversé par la rébellion Houthi et les forces loyales à l’ancien président Ali Abdullah Saleh en septembre 2014. Hadi a quant à lui été élu en février 2012 après que Saleh a quitté son poste sous la pression de la révolution de février 2011 dans la foulée des printemps arabes touchant le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

par Abubakar Ben Rajeh

La situation en Libye durant ces derniers mois reste très compliquée. Après plus de deux ans en poste, Ghassan Salamé, émissaire spéciale de l’ONU pour la Libye, a annoncé quitter son poste le 2 mars 2020, faisant de lui le cinquième à quitter ce poste après Ian Martin, Tarek Mitri, Bernardino Leon et martin Kobler. Cette démission porte un coup dur à l’espoir que certains observateurs avaient dans la conférence de Berlin et les nouvelles négociations de paix de Genève. Les deux parties libyennes ont pour l’heure annoncé la suspension de leur participation aux pourparlers.

par Loïc Sauvinet

La Mauritanie a connu un nouveau changement au sommet de l’Etat, le 2 août 2019, après l’élection, le 22 juin 2019, à la magistrature suprême du général à la retraite, Mohamed Ahmed Ould Cheikh Ghazouani, ancien ministre de la Défense. Rompant, du coup, avec les récurrents changements violents au sommet de l’Etat, le pays vient ainsi enregistrer le premier passage à témoins entre deux présidents officiellement élus. Caricaturalement, c’est un ex-militaire qui passe l’écharpe à son ancien compagnon d’armes. Le candidat de la « Nomanklatura » militaire était largement soutenu par les chefferies traditionnelles et religieuses, ainsi que par la plupart des hommes d’affaires et certains dissidents de partis d’opposition. En fin de compte, il a été proclamé vainqueur avec 52% des voix dès le premier tour. L’annonce desdits résultats s’est déroulée dans un contexte très tendu.

par Abdoulaye Bâ